Conseils et astuces aux voyageurs

Les 10 règles d’or de l’autostop ou comment être pris facilement

Par le 27 février 2017

regles-or-auto-stop

Après avoir essayé de te convaincre de tenter l’aventure en autostop dans un article précédent, nous te proposons ici de découvrir nos 10 règles d’or pour le succès de ton voyage. Bien sûr, elles ne sont pas toutes indispensables et dépendent du contexte dans lequel tu te trouves. Mais grâce à elles, tu mettras toutes les chances de ton côté pour que ton trajet se passe le mieux possible. Nous t’avons ajouter une petite étoile à côté de celles qui nous semblent pour le coup essentielles.

 

Choisir le bon spot ∗

Se placer à l’endroit idéal ! Euh… oui mais encore ? Il faut user de stratégie pour réussir son voyage en autostop, et l’endroit où tu tends le pouce est primordial. Qu’est ce qui définit un bon spot ? C’est simple, c’est un endroit où tu n’attendras pas des plombes avant qu’une voiture s’arrête. Si c’est le cas, tu sais ce qu’il te reste à faire : continuer à chercher the spot !  Il n’est pas si difficile à trouver, il suffit qu’il rassemble les points suivants :

  • Primo, assure-toi bien d’être dans la bonne direction et sur la bonne route ! À la sortie de Budapest en Hongrie, il y a des tonnes et des tonnes d’autoroutes différentes. Manque de bol pour nous, nous avions mal choisie la notre et nous avons dû attendre deux bonnes heures avant de décoller. Pour t’aider à définir the place to be, tu peux checker sur le site Hitchwiki où les stoppeurs partagent leurs astuces, conseils et spots pour réussir son voyage. Tu y trouveras de précieuses informations, notamment quand tu seras à l’étranger.
  • Deuxio, les voitures doivent pouvoir s’arrêter facilement et t’embarquer sans gêner la circulation. Pour cela, il faut un endroit sécu, où les voitures ne roulent pas trop vite et où il y a de la place pour se garer.
  • Ensuite, il faut que tu sois visible ! C’est bête mais on y pense pas toujours. Les voitures doivent pouvoir te voir de loin pour avoir le temps d’analyse suffisant à leur arrêt ou non.
  • auto-stop-marche

    Parfois, il faut aussi marcher …

    Enfin, sors toujours des villes, en empruntant les transports en commun ou en utilisant tes deux pieds tout simplement. Commencer ton aventure sur la place de la cathédrale à Strasbourg est, certes, romantique, mais tu ne bougeras évidemment pas d’un pouce (ah… ah… ah… quel jeu de mot !). Privilégie les bretelles d’accès à l’autoroute par exemple. Ou fait-toi déposer par un.e proche à la première station-essence ou au premier péage. De même, privilégie les routes principales où il y a beaucoup de passage. Plus il y a de voitures, moins de temps tu attendras, question de proportionnalité.

Soigner son look ∗

C’est un peu malheureux à dire mais hélas bien vrai, l’apparence que tu as compte pas mal pour faire du stop. Le choix d’un conducteur de te prendre ou non dans sa voiture se fera surtout d’après ton style. Nombreux sont les automobilistes nous ayant pris parce qu’on  »avait une bonne tête ». Donc soigne ton look et souri, ça inspirera déjà plus confiance. Je ne t’incite évidemment pas à sortir du placard ton magnifique costume gris avec nœud papillon à carreaux acheté pour le mariage de ta cousine Renée, mais juste de ne pas faire « crado » et de soigner un peu ton apparence. Pense aussi au temps qu’il fera. Si la pluie s’annonce, mieux vaut prévoir le coup avec un imperméable plutôt que de se retrouver trempé. Auquel cas, ce sera quitte ou double pour toi, les conducteurs pouvant agir selon deux extrêmes : « il est trempé, va m’en foutre partout, l’a qu’à crever ! », ou à l’inverse : « Oh, pauvre ptit chou ! Viens t’abriter dans la voiture de tata ».

auto-stop-attente

Ça va, j’fais assez pitié ?

Exercer tes talents d’acteur (mais pas trop)

Tente de nouer un premier contact en regardant les conducteur.trice.s dans les yeux, tout en souriant bien sûr. Il s’agit de mettre en confiance tout en accentuant son côté « humain ». Tu as toujours rêver de faire du théâtre ? C’est l’occasion de tester tes dons d’acteur.trice. Par exemple, lorsque nous avons fait du stop en République Tchèque, il faisait très froid et la neige nous glaçait le bout des doigts. Nous avons alors opté pour le claquement de dents accentué, … Certain.e.s te prendront sûrement en pitié et en plus, ça les fera souvent rire. Mais n’en fais pas trop, ça peut aussi effrayer.

 

Faire confiance à son instinct ∗

Lorsqu’une personne s’arrête, ne te sens pas obligé de monter dans sa voiture… Fais avant tout confiance à ton instinct. Si tu ne le sens pas, il ne faut surtout pas hésiter à refuser, évidemment. Écoute ta petite voix intérieure, elle sera ta meilleure alliée en autostop. Là-dessus, pas de règles à suivre, c’est ton feeling qui parle et c’est ça qui est bon dans l’autostop : apprendre à s’écouter ! De même, si la destination ne t’arrange pas, remercie l’automobiliste comme il se doit et re-tente ta chance avec un autre. Habituellement, il vaut mieux éviter de faire des petites distances et privilégier les conducteur.trice.s qui effectuent de longs trajets. Ceci dit, dans les Balkans par exemple, il y a très peu d’autoroutes. Ce sont des petites départementales et les locaux se déplacent sur de courtes distances, d’un village à l’autre. Dans ces cas-là, toute voiture qui s’arrête est bonne à prendre même si elle ne t’avance que d’une dizaine de bornes.

Préparer un joli petit carton

auto-stop-carton

L’est pas beau notre carton ?

Avoir un petit panneau (marqueur + carton) indiquant sa destination ou les différentes étapes du trajet si ce dernier est long. Néanmoins, il nous est arrivé plusieurs fois de ne pas avoir cet attirail avec nous et les voitures se sont tout de même arrêtées. En somme, c’est un bonus, qui n’est pas indispensable mais qui permettra aux automobilistes de se faire directement une idée de ta destination et de savoir si leur route concorde ou non avec la tienne avant de prendre la peine de s’arrêter (on pense surtout à nos amis les chauffeurs poids-lourd). De plus, ça peut aussi inciter un conducteur à s’arrêter parce que tu vas au même endroit que lui, alors même qu’il n’a pas pour habitude de prendre des stoppeurs.

Après, ça peut être à double tranchants. Dans certains pays, si les conducteurs ne vont pas à la destination précise indiquée sur ton carton, ils ne s’arrêteront pas, ne pensant pas t’aider en t’avançant seulement de quelques kilomètres. Le carton ça marche souvent bien, parfois moins, en tout cas ce n’est pas indispensable. À toi de peser le pour et le contre sur le terrain.

Ne pas oublier la carte routière

Avoir une carte routière ou une super appli sur son téléphone (fonctionnant hors-ligne, comme maps.me par exemple). Pas besoin de choper une carte par pays, ça te coûtera de l’argent, du temps et de la place. Pour la première partie de notre voyage, nous avions seulement une seule carte, celle de l’Europe, et elle nous a amplement suffit. Tu te diras sûrement qu’une carte n’est pas indispensable et que tu pourras très bien t’en passer, mais il faut savoir qu’en autostop tout est aléatoire. Il faut donc pouvoir et savoir changer rapidement ses plans et son itinéraire en fonction des aléas du voyage. Par exemple, il nous est déjà arrivé d’être déposés dans des coins absolument déserts, avec très peu de voiture. Quand je dis très peu de voitures, c’est environ 1 par heure… autant te dire qu’on ne comptait pas rester bloquer là une semaine. À ce moment là, la carte nous a permis de rebondir sur nos pattes en changeant notre route, moyennant un peu de marche à pied pour la rejoindre. Dans ces cas, il est également judicieux d’avoir un feutre et un carton vierge avec toi pour pouvoir noter ta nouvelle destination.

Poser toutes les questions pratico-pratiques à votre chauffeur

auto-stop-conducteur

C’est bon, il est d’accord !

En autostop, tu te dois d’être avenant.e. Je m’explique : il ne faut pas hésiter à demander, et ce même avant de monter dans la voiture, où la personne compte te déposer, et si elle a une idée d’un endroit sur sa route qui puisse être judicieux pour être facilement repris.e ensuite. D’ailleurs, souvent les personnes n’hésitent pas à faire des crochets et/ou à rallonger leur route de quelques kilomètres pour pouvoir t’aider le plus possible. Par contre, comme précédemment évoqué, il ne faut pas hésiter à refuser une voiture qui risque de te laisser dans un  »no man’s land ».

Rester sur la bonne route ∗

TOUJOURS rester sur ta route ! Par exemple, sur l’autoroute, si la personne ne va pas jusqu’à ta destination, essaye de te faire déposer sur une aire d’autoroute, une station-essence ou encore un péage, mais évite surtout de sortir de la route principale et de rentrer dans la ville/le village où elle se rend. Il est souvent assez compliqué de sortir des villes. Donc surtout, essaye au maximum de rester sur ta route !

Demander directement aux conducteurs

Lorsque le contexte le permet, dans une station-essence par exemple, met toutes les chances de ton côté et n’hésite surtout pas à aller demander directement aux conducteur.trice.s. Nous sommes persuadé.e.s qu’avec cette technique, des personnes nous ont embarqué alors qu’elles ne l’auraient sans doute pas fait en nous voyant au bord de la route. Y’a pas de secret, nouer le dialogue permet d’accomplir de grandes choses. De même, regarde attentivement les plaques d’immatriculation des voitures qui peuvent te donner des informations précieuses sur leur destination. En France, il y a les numéros des départements, mais dans d’autres pays, comme l’Allemagne, la Croatie ou la Grèce par exemple, les premières lettres indiquent la ville ou la préfecture de résidence.

Avoir de la patience ∗

auto-stop-patience

patience … patience …

En plus de tout ça et avant toute chose, le stop t’apprendra la persévérance ainsi que la patience ! Le stop ne marche pas avec un claquement de doigt, tu t’en douteras. Tu te retrouveras certaines fois pendant des heures au bord de la route, ça fait parti du jeu. Mais surtout, ne t’inquiète pas, une seule chose à retenir : l’auto-stop finit toujours par marcher, TOUJOURS ! C’est la devise de tout bon auto-stoppeur.euse qui se respecte.

 

Règle bonus : Respecter ton hôte

auto-stop-camion

Merci à Vépé pour son accueil (de jour comme de nuit) dans sa cabine !

Ça ne me semble pas être une règle à rappeler tellement elle coule de source. Mais bon sait-on jamais. Tu viens d’être embarqué dans la voiture d’un.e parfait.e inconnu.e, qui a pris sur son temps et qui, sans te connaître, te fait un minimum confiance. C’est déjà beaucoup ! Alors, il s’agit de donner de ta personne en retour. Pour ce faire, y’a pas plus simple :

  • être agréable, poli.e et souriant.e (sans toutefois faire le lèche-bottes).
  • savoir partager (raconter qui l’on est, d’où l’on vient, où l’on va), questionner et écouter (s’intéresser à la personne qui a eu la gentillesse de vous accueillir. Tu seras sans doute surpris.e de découvrir des centres d’intérêts communs, des anecdotes de fous, etc.).
  • S’il y a une barrière de la langue, pas de panique. Essaye d’apprendre quelques mots en langue locale au préalable et utilise le langage universel : les signes, les sourires, les regards !
  • Par contre, si la personne n’est pas bavarde, il faut savoir respecter son silence…

 

Alors maintenant, après tous ces conseils, plus d’excuses, fais chauffer ton pouce et go, go, go ! N’hésite pas à nous faire part de tes expériences, de tes galères et de tes fous rires, ça nous fera plaisir ;D.

TAGS
RELATED POSTS
2 Commentaires
  1. Répondre

    Jeanne

    1 mars 2017

    Merci ! 🙂

    • Répondre

      Louise & Romain

      18 mars 2017

      Mais je t’en prie Jeanne !

Laisser un commentaire

CommentLuv badge

Rom & Lou
Strasbourg, France

Animés par la même passion du voyage, nous avons décidé de nous embarquer pour un tour du monde de deux ans. Un voyage à la découverte des savoirs précieux pouvant faire évoluer positivement nos sociétés de demain : AMAO est né. Vous souhaitez en savoir plus ? Rendez-vous sur la page "A propos de nous".

Un long voyage


Nous sommes parti.e.s depuis 586 jours 23 heures 52 minutes 46 secondes

Où sommes-nous ?

Citation du moment

"L'homme doit franchir mille cols, mille monts, mille fleuves, mille ruisseaux. Non sur des routes goudronnées ou tapissées de gravier, non sur des sentiers longeant les précipices, mais par les détours de son âme, qui lui permettent de grandir et de se comprendre."


Duong Thu Huong
(écrivaine vietnamienne)

Playlist du Monde

Une oreille sur le monde

Nos photos Instagram
  • Explosion dmotion sur les rochers de Devils Marbles ! Explosionhellip
  • cest dur la vie de paysan  its hard farmerhellip
  • la posie du street art ! poetic street art !hellip
  • lAustralie clbre le OUI au mariage lgbtqi ! congrats tohellip
  • la Great Ocean Road un moment magique ! magic momenthellip
  • Uluru le fameux ! the famous Uluru ! amao amaoinaustraliahellip
NewsLetter AMAO

Abonnez- vous à notre NewsLetter et rejoignez la Grande Famille AMAO !