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L’écho Frais #3 – Juillet 2017 : Farniente en Thaïlande et plongeon multiculturel en Malaisie

Par le 4 août 2017

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Juillet 2017 aura marqué notre retour sur les routes. Pour cette reprise, on a continué à l’endroit précis où l’on s’était arrêté.e.s, à Bangkok, en Thaïlande. Déjà un mois que nous sommes reparti.e.s, le temps file décidément trop vite. Nous vous livrons, dans ce troisième volet de l’Écho frais, les étapes qui ont composé ce mois de Juillet, sous le signe du soleil, entre Thaïlande et Malaisie !

Un repos bien mérité sur l’île de Koh Tao

Après ces deux mois intensifs, faits de retrouvailles aux quatre coins de la France, de beuveries et de mariages, on avait bien besoin de se reposer. Quoi de mieux que de profiter d’une des innombrables îles qu’offre la Thaïlande ? Nous avons jeté notre dévolu sur la petite île de Tao (Koh Tao), située dans le Golfe de Thaïlande, qui serait moins touché par les pluies de la mousson… mais en fait… pas vraiment.

Après 7h de route et 3h de bateau, nous voilà débarqué.e.s sur la playa, avec ses innombrables cocotiers, son eau turquoise et ses poissons aux milles couleurs mais aussi … des touristes, des touristes et encore des touristes !  Toute l’activité qui règne sur l’île est dévolue au tourisme : bars, restaurants, clubs de plongées, salon de massage et de tatouages… On s’y attendait bien sûr, mais comme à chaque fois que l’on se retrouve dans pareil endroit, on ne s’est pas vraiment senti.e.s à notre place.

Bon, ça ne nous a pas empêché de bien en profiter quand même, et de se reposer comme prévu. Nos journées étaient rythmées par le farniente sur le sable blanc, le snorkeling à la recherche des plus beaux poissons, les ballades à travers l’île et sa jungle et bien sûr, les découvertes culinaires thaï.

Après ces quelques jours de glandouille, il était temps de se remettre en route et de continuer vers le sud, encore et toujours.

koh-tao-ile-thailande

 

Notre pouce est de retour !

Après une nuit bien agitée sur le bateau du retour, dans une ambiance colonie de vacances de backpackers, nous étions de retour sur le continent et prêt.e.s à en découdre avec notre pouce, resté bien trop longtemps dans notre poche. Quel bonheur de s’y remettre. Ce mode de voyage est vraiment notre favori.

On a eu un peu de mal à décoller, mais une fois sur la route, on a enchainé les voitures et nous sommes arrêté.e.s en milieu d’après-midi à quelques dizaines de kilomètres de la frontière malaisienne. 360 kms au compteur et pas moins de 5 voitures et 2 camions nous ont permis d’arriver sereinement à notre dernière étape thaïlandaise avant de rejoindre les terres malaisiennes.

Le lendemain, le stop a été l’un des plus faciles depuis notre départ. Un petit vieux nous a conduit jusqu’au poste frontière, où nous avons passé les check points sans encombres. Une fois en Malaisie, c’est Tan qui nous a embarqué dans sa superbe mercedes et ce, jusqu’à l’endroit précis de notre première étape, à George Town, en nous ayant offert plusieurs coups à boire et un bon repas au restaurant avant. Que demande le peuple !

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3 semaines en Malaisie

La Malaisie est l’un de ces pays où je n’aurais sans doute jamais jeté mon dévolu pour un voyage de quelques semaines depuis la France. Et c’est ça qui est bon aussi avec ce tour du monde, débarquer dans des pays parce qu’ils sont la suite logique du trajet, et être agréablement surpris.e par ce qu’ils offrent.

La Malaisie fait partie de ces  »pays-jungle », comme j’aime à les appeler. La végétation y est luxuriante et exubérante et recouvre tout le territoire. Située à peine à 200 kms de l’équateur, il y fait une chaleur étouffante et humide, d’où cette explosion de verdure. Hélas, c’est sans compter sur le déboisement grandissant de pans entiers du territoire, qui défigure le pays pour y implanter des palmiers à huile et de l’hévéa (l’arbre à caoutchouc). Quand on débarque en Malaisie, on comprend instantanément pourquoi il est préférable de boycotter l’huile de palme, au vue de ses conséquences écologiques catastrophiques.

En plus d’un dépaysement total, arriver en Malaisie, c’est faire un plongeon multiculturel extraordinaire. Les Malais, groupe ethnique majoritaire (65% de la population) côtoient les malaisiens d’origine chinoise (25%), indienne (10%), ainsi que les populations autochtones comme les Orang Asli, Buji, etc. Déambuler dans les rues, c’est passé de l’Inde à la Chine en quelques mètres, tout en étant en Asie du sud-est. Vous pouvez déguster un nasi goreng un jour, puis une fondue chinoise un autre et un biryani le lendemain… de quoi ravir les papilles. Les Malaises, arborants leurs voiles colorés, côtoient les femmes d’origine chinoise en short et débardeur et celles d’origine indiennes avec leurs kurtas et leurs saris. La religion majoritaire et officielle est l’Islam mais mosquées, églises, temples bouddhistes, taoïstes, hindous et sikhs s’accordent en parfaite harmonie. Enfin voilà, vous l’aurez compris, la Malaisie est un pays riche de traditions, de savoirs et de découvertes.

Chasse au Street-art à George Town sur Penang Island

Première étape de notre périple en Malaisie, la ville de George Town, célèbre pour son centre historique, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, mais aussi pour ses nombreuses oeuvres d’art urbaines. Il nous aura fallu deux jours pour partir à leur recherche et en venir à bout.

C’est en 2009 que l’état de Penang lance le projet de « marking George Town » et mandate le studio sculpture at work, pour créer des caricatures en fer forgé illustrant le multiculturalisme de la région sous forme de scènes de vie locale. Le but étant de rendre l’histoire de la ville attractive et facilement accessible aux visiteur.e.s.

marking-georgetown

 

Continuant sur sa lancée, la ville accueille en 2012 un festival de street art, où l’artiste lithuanien Ernest Zacharevic est invité à venir investir la ville de ses oeuvres, dans le cadre du projet artistique « Miroirs de George Town ». La particularité du travail de Zach est de combiner peinture murale et mobilier urbain, créant ainsi des oeuvres totalement intégrées à leur environnement.

street-art-penang-georgetown

 

En 2013, c’est le projet 101 Lost Kittens (101 chatons perdus) qui voit le jour, mené par un groupe d’artistes locaux : Tang Yeok Khang, Natthaton Muangkliang et Louise Low. L’idée étant de sensibiliser la population à l’errance des animaux et en particulier celle des chats qui envahissent l’île.

street-art-penang-lost-kittens

 

Ces projets artistiques ayant rencontrés beaucoup de succès, d’autres artistes urbains ont alors rejoint le mouvement, comme Vincent Phang, Yong Li Chuan, Ang Zu He, Karl Addison, Kenji Chai, Simon Tan, Fauzan Fuad, Twoone, Julia Volchkova, Bibichun, Vexta ou encore Martin Ron.

Si vous passez par la Malaisie et que vous aussi êtes fans de street-art, foncez à George Town pour vous régaler les pupilles !

Glandouillage à Kuala Lumpur chez Datt et Fiza

Après ces quelques jours artistiques, nous sommes allés directement à Kuala Lumpur, la fameuse capitale de Malaisie, où moult films ont été tournés sous ses tours Petronas.

C’est Datt et Fiza qui nous ont accueilli chez eux, dans la banlieue de KL, pendant une bonne semaine. Et je peux vous dire que pour ce couchsurfing, on est carrément bien tombés. Ils nous ont laissé prendre nos marques comme si nous étions chez nous et nous ont régalé de bons petits plats malaisiens et africains (Datt étant originaire du Nigéria).

Bien que nous ayons pris plaisir à vivre chez Datt et Fiza et à visiter certains attraits de la ville (tels que les tours Petronas, Little India, déambuler aux pieds des gratte-ciels, le parc aux papillons, etc.), nous n’avons pas particulièrement apprécié Kuala Lumpur. Pourquoi ? Parce que déjà c’est une ville, une grande (énoooorme) ville, mais qui est surtout construite et pensée pour les voitures et uniquement les voitures. Être pieton.ne.s à KL relève du défi ! On se sent enfermé.e.s et entouré.e.s par les routes, les autoroutes (qui traversent le centre ville) et les voitures, sans marge de manoeuvre, si ce n’est faire des détours de fous et marcher des kilomètres pour un simple trajet.

C’est donc avec joie que nous avons pris le chemin de Taman Negara, au centre du pays.

kuala-lumpur-tour-petronas

 

On a marché dans la plus vieille forêt primaire du monde (Taman Negara National Park)

Un peu de culture G pour commencer. Une forêt primaire est une forêt qui n’a pas été touchée par l’humain (pas d’introduction d’espèces, pas d’utilisation du bois, pas de barrages sur les cours d’eau, etc.), ce qui amène donc à un écosystème riche et complexe qu’il est intéressant de découvrir. Considérée par les scientifiques comme l’une des plus anciennes forêts tropicales du monde, Taman Negara (qui veut dire littéralement Parc National en malaisien) aurait environ 130 millions d’années. Pour vous donner quelques points de repères, elle aurait donc 80 millions d’années de plus que la célèbre Amazonie et n’oubliez pas que les dinosaures se sont éteints il y a 65 millions d’années… Quand on vous dit qu’elle est vieille, c’est qu’elle l’est pas qu’un peu !

Bien que nous n’y soyons resté.e.s qu’une petite journée, nous avons pris plaisir à nous balader sur les sentiers du parc et à découvrir sa jungle luxuriante, mais aussi étouffante et dense. Il est néanmoins possible de faire des treks de plusieurs jours et nuits dans le parc. Ce qui est sûrement une sacrée aventure mais malheureusement pas à la portée de tou.te.s de par son coût. Ceci dit, marcher dans la plus vieille forêt du monde, ça n’a sans doute pas de prix.

taman-negara-malaisie-foret

 

Encore besoin de farniente, mais…

La Malaisie est également mondialement réputée pour sa faune et flore aquatique qui en fait un haut lieu de plongée et de snorkeling. Alors let’s go !

C’est l’île de Kapas (Pulau Kapas) que nous avons décidé de découvrir, car moins visitée par les touristes, plus prisée par les locaux et relativement petite. Mais, à peine débarqués.e.s, nous étions déjà grisé.e.s. Le verdict est tombé : en vrai, on n’aime pas vraiment la plage. Une petite journée ouai, voire deux si c’est en mode soirée, pique-nique avec des potes, mais plus, ça mine le moral… Heureusement que les poissons clowns étaient là pour nous divertir ! Ahah, on ne se laissera pas reprendre par le doux appel de l’oisiveté. Faire des allers et retours entre l’eau et sa serviette, ce n’est pas pour nous.

poisson-clown-anemone-malaisie

 

Ceci dit, cette île est vraiment agréable pour ceux et celles qui aiment ça. Elle est très tranquille et effectivement beaucoup moins fréquentée par les hordes de touristes. Les fonds marins y sont vraiment pas mal et l’eau y est plutôt limpide. Il n’y a aucune route sur l’île, donc aucuns engins motorisés mis à part les bateaux. Même la connexion wifi est quasi inexistante. Un endroit parfait donc pour se la couler douce et se déconnecter du monde.

pulau-kapas-island-malaisie

 

What’s next ?

Dans quelques jours nous mettrons le pied en Indonésie, où l’on ne restera hélas qu’un petit mois avant de nous embarquer pour l’Australie, mission retrouvailles avec notre Schnecki adorée !

D’ici les prochaines nouvelles, portez-vous bien, on vous embrasse !

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3 Commentaires
  1. Répondre

    luisa mateo

    12 août 2017

    Salut ! Quel plaisir de poursuivre le voyage…. J’adore le street art et là je suis bluffée ! Plein de bisous à vous deux !

    • Répondre

      Louise & Romain

      26 août 2017

      Coucou Luisa ! On était passé à côté de ton commentaire comme les tiens sont approuvés automatiquement. Oui, le street art à Penang était un vrai régal, on s’en est mis plein la vue. Bientôt un article sur le street art à travers le monde (ou du moins à travers les pays que nous avons déjà traversés)

  2. Répondre

    CAILLIAU

    4 août 2017

    Contente de vous retrouver ! l’aventure continue! Bonne route pour l’Indonésie et faite de belles rencontres ! On vous embrasse !

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Duong Thu Huong
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